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Fragment de conversation attrapé au vol à un coin de rue
aujourd'hui :
-- Chais pas si tu l'sais, mais en Crazy Carpet tu peux pas tourner!
-- Ah ouais, c'est comme dans les espèces de soucoupes, là.
-- Ouan.
Woah.
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Décidément j'aime beaucoup les théories de la structure
syntaxique et grammaticale des langues, en particulier leurs applications
informatiques. Toutes ces règles qui indiquent comment on relie les mots
selon les concepts qui y sont attachés, d'une part, et comment on agence
les mots dans une phrase, toutes ces règles inconscientes que même
les analphabètes connaissent, mais qui sont pourtant bien
présentes. Comment définir ces règles (en particulier
comment les programmer), comment les utiliser. La définition même
des problèmes que pose l'intelligence artificielle (cours que je ne
regrette pas d'avoir pris d'ailleurs; la matière donnée en classe
est nulle, mais ça me force à lire le livre, qui est une
excellente source d'information, d'apprentissage et d'idées; très
stimulant).
J'ai besoin de plusieurs cours de grammaire française et anglaise
(ces mêmes cours que je détestais et cette même
matière que je refusais d'assimiler au secondaire), et il me faudra
étudier les diverses théories informatiques qui
existent. Beaucoup de lecture en vue, et pour être réaliste et
tenir compte de mes expériences passées, à moins d'un coup
de pied au cul majeur je n'irai pas jusqu'au bout. Il faudrait vraiment -- non,
il faut vraiment -- que je me trouve quelque chose de créatif
dans ce genre-là à faire en Russie.
J'ai commencé à jeter les bases d'un programme qui composera
de la poésie. Selon les principes d'un chercheur américain des
années 80, il s'agit de prendre le dictionnaire, et de faire des liens
entre chaque mot et les mots qui composent sa définition. On obtient un
graphe qui indique la proximité sémantique des mots. Ensuite il
faut composer des vers, et là il me manque un gros morceau. Mais bon,
ça serait cool. Faut que je devienne un as du Prolog au plus vite.
Et encore aujourd'hui j'ai fait de la traduction Anglais->Français
pour aider des amis hispanophones, et vraiment je veux en faire pour vrai,
j'adore les défis que ça pose. Je voudrais développer les
techniques du traducteur, et surtout arriver à libérer
l'inspiration créatrice. Quand j'écris un texte comme celui-ci
qui suit mes idées, les phrases se forment d'elles mêmes, mais
quand on vient me voir pour me demander de traduire un bout de phrase cela
demande un effort conscient, et les résultats sont souvent boiteux.
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La bibliothèque de l'université Laval n'a rien à envier
à celle de l'université de Montréal. Et en plus ils ont
une machine qui permet d'emprunter des livres sans l'intervention d'un
préposé (mais comme les gens savent pas s'en servir la file
d'attente est interminablement plus longue que celle du comptoir
traditionnel).
Tiens, ça serait cool de travailler dans une bibliothèque
à Moscou.
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