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Après-midi très agréable à la
bibliothèque Gabrielle-Roy, qui a une ambiance très
particulière. L'édifice est assez récent; il y a une
fontaine dans l'atrium et une sculpture qui descend du plafond jusqu'aux
premiers étages (comme dans 50% des bibliothèques). Il y a aussi
un vestiaire, un labo de langues, une grande salle de jeu pour les enfants, des
VHS et des DVDs, l'Internet gratuit avec cinq minutes d'attente (et non cinq
semaines comme à Montréal).
Il y a ici une grande collection de musique et de films. On prend un CD, on
l'amène au comptoir audio-visuel, et ils nous donnent une paire
d'écouteurs et un code d'activation. On se choisit un fauteuil, branche
les écouteurs et compose le code d'accès et boum ça
joue. On peut faire la même chose avec les films. Les gens sont assis en
cercle autour de ce qui ressemble à une sculpture d'art moderne faite de
télés orientées dans toutes les directions. Chacun a ses
écouteurs et regarde son écran, avec un discret coup d'oeil de
côté de temps à autre pour voir si ça a l'air
meilleur chez le voisin. Partout des téléspéctateurs
attroupés autour des TVs, puis des petits groupes de fauteils sans
écran pour l'écoute de musique. Certains ont fermé les
yeux, un vieux aux airs sales zieute les petites filles, un noir chauve danse
sur sa chaise. Là-bas, un bonhomme aux cheveux gris et gros nez se
frotte les yeux et appuie son menton dans sa paume et regardant la
séquence finale de "2001 : A Space Odyssey". Il se replace sur sa chaise
et fixe l'écran d'un air dubitatif.
J'écoute du Gong et de mon siège je peux voir
simultanément un film de cabarets ("Chicago" je crois), un film de
chinois volants, une comédie pour jeunes filles, "Les Boys 3" et un
documentaire qui semble assez âgé et parle des armées
nazies. Le plancher et les murs sont rouge vin, les fauteuils soit bleus soit
beiges, le lumière vaguement bourgogne. Surréaliste, tout
ça.
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On est érudit ou on ne l'est pas...
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