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Musique : Estradasphere - Quadropus
Autre voyage-éclair à Montréal.

Je n'ai pas dormi dans la nuit de samedi à
dimanche. D'abord, je suis sorti jusqu'à trois heures du matin. Ensuite,
j'ai corrigé la dissertation de mon ami Jorge, pour reformuler les
quelques phrases qui en avaient besoin. Comme j'avais choisi l'autobus de six
heures du matin, et que je devais marcher jusqu'au terminus, il n'était
plus question de dormir. Quand je suis arrivé au terminus à
05h30, j'ai appris que le dimanche ça ouvre à 06h30 et le premier
bus est à 7h. J'ai donc attendu une heure sur les quais, en regardant le
lever du soleil et en écoutant à Radio Rock-Détente
"Splich-splach tout en prenant mon bain" et "C'est une poupée qui fait
non, non, non, non, non". Dans le bus je me suis endormi avant d'arriver aux
ponts et je me suis réveillé à Longueil.
J'ai passé la journée chez mon père,
qui partait cet après-midi là pour un voyage d'affaires en
Allemagne (d'où mon arrivée matinale), puis j'ai soupé
avec la famille maternelle. Ensuite je suis allé au cinéma avec
ma soeur voir Kill Bill, que nous avions tous les deux déjà vu;
on s'est bien amusés. Je réalise qu'il y a à peine
quelques mois je boycottais furieusement le Paramount, et cette fois-ci
l'idée ne m'est même pas passée par la tête. Je
m'embourgeoise, vous me direz.
J'ai dormi du sommeil du juste, puis j'ai passé
l'après-midi au bureau de ma mère à lui tenir compagnie
(lire : à dormir dans un coin derrière les pots de
fleurs). Grève de métro, donc marche jusqu'au centre-ville, pas
désagréable vu le beau temps. Et puis, en soirée, raison
de ma visite, show d'Estradasphere. Au-dessus de mes attentes (en fait je ne
savais pas trop à quoi m'attendre, comme je trouve leur dernier album
quelque peu décevant par rapport aux autres), c'était un
très bon spectacle. Dormi sur le divan au Saint Bordel et repris
l'autobus à huit heures.
En regardant le centre-ville de Montréal de la
fenêtre du vingtième étage où travaille ma
mère, je me sentais touriste dans ma ville natale. Et en
débarquant à Québec je me suis senti de retour chez
moi. Eh, ç'a bin d'l'air que même en y portant pas attention on
finit par s'acclimater.
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