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Musique : Paris Combo - Living Room
De retour à Montréal pour les vacances. J'ai
pris le train pour la première fois (si on exclut le train de banlieue
à Montréal), c'était très amusant. D'autant plus
qu'il neigeait tellement que quand je pouvais discerner l'autoroute à
travers la fenêtre, je voyais des voitures qui roulaient au ralenti avec
leurs clignotants, et même une couchée sur le dos dans le
fossé. Par moments, quand on traversait des champs, je ne voyais rien,
rien, rien par ma fenêtre, que du blanc. Je ne voyais pas le ciel ni la
terre, aucun relief, aucune profondeur, que du blanc. C'était assez
impressionnant. Et puis les wagons, les gares, les tapis roulants où
défilent les valises, c'est cool; j'ai juste été un peu
déçu qu'ils ne poinçonnent pas mon billet, ils ont juste
détaché le petit talon prévu à cet effet. Les
traditions se perdent.
Et puis, il y a le magasinage de noël, plein
d'édifices remplis de tablettes sur lesquelles on dépose les
objets les plus divers avec l'intention que les nobles passants entrent,
choisissent et payent. Le culte de l'achat, qui n'est pas moins régi par
des rituels, paroles, musique, attitudes qu'une messe catholique.
Je pense que j'ai des livres en retard à la
bibliothèque de la ville de Québec, ils sont ici avec moi et j'en
ai besoin pour une recherche que je dois encore écrire, la facture va
être salée au retour.
C'est bien de revenir dans sa ville natale après une
bonne absence (en fait, mes deux derniers passages en ville étaient si
courts qu'on peut dire que je n'ai pas vu la ville depuis le début
d'octobre), ça change beaucoup le point de vue. Je ne suis plus ici
parce que j'y ai toujours été, j'y suis parce que je suis
revenu. Ça m'aide aussi à situer où je me trouvais tout ce
temps-là, où est donc ce Québec dont j'ai tant
parlé ces derniers temps.
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